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Mexique : Kamala Harris veut s'attaquer aux causes de l'immigration clandestine

Lors de discussions “franches” avec le président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, la vice-présidente américaine a dit, mardi, vouloir combattre les causes de l’immigration clandestine. Dans ce sens, ils ont signé un protocole d’accord.

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Après le Guatemala, la vice-présidente des États-Unis a poursuivi sa campagne au Mexique pour évoquer le sujet de l’immigration clandestine. Après avoir eu des discussions “franches” et productives avec le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador sur cette question, Kamala Harris a appelé, mardi 8 juin, à donner la “priorité” aux causes qui poussent des milliers de candidats à l’immigration vers les États-Unis.

“Les États-Unis et le Mexique ont une longue relation (…) Je crois sincèrement que nous entrons dans une nouvelle ère”, a déclaré Mme Harris au président mexicain lors d’une réunion à laquelle a eu accès la presse accompagnant la vice-présidente.

Kamala Harris a signé un protocole d’accord avec M. Lopez Obrador, destiné, selon elle, à “s’attaquer aux causes profondes de la migration et aider les personnes à retrouver l’espoir chez eux”.

Mme Harris a également fait savoir qu’elle se rendrait elle-même sur la frontière à une date qu’elle n’a toutefois pas précisée. Elle n’a pas dit non plus où elle comptait se rendre sur cette frontière longue de 3 000 km entre son pays et le Mexique.

Dans un entretien à la chaîne NBC diffusée mardi, Mme Harris a toutefois reconnu qu’il n’y a pas de solution immédiate au problème de la migration clandestine en provenance d’Amérique centrale. “Il ne va pas y avoir un changement immédiat. Mais nous allons voir des progrès”, a-t-elle dit.

La promesse d’une politique migratoire plus “humaine” 

Kamala Harris est arrivée, lundi soir, au Mexique en provenance du Guatemala, qui constituait la première étape de son premier voyage international depuis sa prise de fonctions en janvier.

Cette première tournée internationale de la vice-présidente, chargée du dossier de l’immigration clandestine, s’inscrit dans le cadre de la promesse du président démocrate Joe Biden d’adopter une politique migratoire plus “humaine” que celle de son prédécesseur républicain Donald Trump.

Le nombre de migrants sans papiers arrêtés à la frontière entre le Mexique et les États-Unis a atteint en avril son plus haut niveau depuis 15 ans. Parmi ces plus de 178 600 migrants dont des mineurs arrivés seuls, 82 % venaient du Mexique et du ”triangle nord” de l’Amérique centrale – Guatemala, Honduras et Salvador.

La coopération contre le narcotrafic et en matière de vaccination contre le Covid-19 a également été abordée.

Le président de gauche mexicain a évoqué sur Twitter un entretien “transcendant, bénéfique pour notre peuple et très agréable”.


Avec AFP


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