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Le Qatar avait connaissance de l’attaque iranienne de pétroliers et n’a pas prévenu les États-Unis et ses alliés : enquête

Un rapport confidentiel des renseignement occidentaux révèle que le Qatar aurait été averti de l’attaque de plusieurs pétroliers internationaux dans le golfe d’Oman en mai. Attaque que les experts imputent à l’Iran.

L’analyse des services de renseignement américains, obtenue par Fox News, prouve que le riche émirat gazier était au courant de l’attaque, mais n’a pas informé ses alliés occidentaux ou ses voisins immédiats, y compris les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, dont les navires étaient la principale cible.

Suite aux résultats de l’enquête, les services de renseignement auraient également cherché à savoir si l’Iran n’avait pas aussi informé le Qatar avant les attaques de septembre sur les installations de Saudi Aramco, à l’est du pays.

La nouvelle viendra probablement accréditer la thèse, très répandue chez les voisins qataris, selon laquelle le pays entretient des relations ambiguës avec des mouvements extrémistes, tout en étant proche du régime iranien. Ce sont d’ailleurs ces deux préoccupations qui ont déclenché la crise diplomatique entre le Qatar et l’ensemble de la région, lorsque ces derniers ont rompu leurs relations diplomatiques et imposé un boycott en juin 2017.

Le soutien du Qatar a des mouvements terroristes tels que l’Etat Islamique, le Hamas ou Al-Qaida est un fait bien documenté. Plusieurs financiers et dirigeants terroristes connus vivent impunément dans le pays. Aussi, la Qatar Charity, organisation soi-disant humanitaire, participe activement à l’exportation de la pensée extrémiste vers l’Europe, comme il a été récemment révélé par les médias occidentaux.

Qu’il soit donc désormais évident que le pays ait soutenu l’Iran, lui-même un exportateur mondial de terrorisme, ne devrait guère surprendre les observateurs occidentaux.

Peut-être cela poussera-t-il le président Trump à reconsidérer sa position sur le boycott : alors qu’il était initialement favorable, arguant que le Qatar est un “bailleur de fonds du terrorisme “, il a plus tard fait volte-face en soulignant l’amitié entre les États-Unis et le riche émirat gazier.

Enfin, ce développement devrait susciter des inquiétudes dans les capitales européennes quant à la fiabilité du Qatar, allié de l’Iran, dont les activités régionales sont de plus en plus belliqueuses et déstabilisatrices. Bien que les États-Unis, la France et l’Allemagne en particulier partagent des liens étroits avec le petit émirat sur les plans économique et sécuritaire, cela ne devrait pas les empêcher de dénoncer les actions de cet état pour ce qu’elles sont.


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