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Pegasus : le Maroc ouvre une enquête sur des “accusations infondées”

Le parquet général marocain a annoncé mercredi l’ouverture d’une enquête judiciaire sur, selon ses termes, de “fausses allégations et accusations” reprochant à Rabat d’avoir eu recours au logiciel d’espionnage Pegasus. Parallèlement, le gouvernement marocain a indiqué vouloir engager des procédures judiciaires contre “toute partie reprenant à son compte ces allégations fallacieuses”.

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Le parquet général marocain a annoncé, mercredi 21 juillet, l’ouverture d’une enquête visant les “accusations infondées” selon lesquelles le Maroc a utilisé le logiciel Pegasus de la firme israélienne NSO à des fins d’espionnage.

Dans un communiqué relayé mercredi par l’agence de presse MAP, le parquet estime en effet que les informations de presse incluent “de graves accusations et allégations” qui “nuisent aux plus hauts intérêts du royaume”. L’objectif de l’enquête est “d’identifier les parties à l’origine de leur publication”, a précisé le parquet.

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D’après Le Monde et Radio France, qui ont mené avec d’autres organes de presse à travers le monde une enquête s’appuyant sur des documents fournis par Amnesty International, les services de renseignement marocains ont notamment ciblé, en 2019, le président français Emmanuel Macron et son Premier ministre de l’époque, Édouard Philippe, en vue d’une surveillance de leurs téléphones en utilisant Pegasus.

La justice française a annoncé mardi l’ouverture d’une enquête suite à ces révélations. On ne sait pas dans l’immédiat si Emmanuel Macron et l’ancien chef du gouvernement français ont effectivement été espionnés.

Plus tôt dans la journée, le gouvernement marocain a accusé les médias “d’attaques haineuses” pour le traitement du dossier Pegasus. Selon les autorités marocaines, l’objectif poursuivi est de mettre Rabat “sous leur contrôle”. Le gouvernement a exigé des preuves matérielles permettant d’étayer les accusations à son encontre.

Rejetant à nouveau “catégoriquement ces allégations mensongères et infondées”, il a dit “opter pour une démarche judiciaire, au Maroc et à l’international contre toute partie reprenant à son compte ces allégations fallacieuses”, selon un communiqué.

Lundi, Rabat avait déjà jugé “mensongères” les informations selon lesquelles les services du royaume avaient “infiltré les téléphones de plusieurs personnalités publiques nationales et étrangères et de responsables d’organisations internationales à travers un logiciel informatique”.

NSO a rejeté dimanche les accusations le visant, assurant que son logiciel était destiné seulement aux agences gouvernementales afin de les aider à lutter contre la criminalité et le terrorisme.

Avec AFP et Reuters

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