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Un ex-employé de la CIA condamné pour fuite d'outils de cyberespionnage à WikiLeaks

Un ancien employé de la CIA a été reconnu coupable mercredi d’une fuite massive d’outils de cyberespionnage à WikiLeaks en 2017. Parmi cette collection surnommée “Vault 7” : des outils de piratage, des logiciels malveillants, des virus ou encore des chevaux de Troie.

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Un ancien informaticien de la CIA a été condamné mercredi 13 juillet à New York pour avoir transmis, en 2017, au site WikiLeaks des outils de cyberespionnage appartenant à l’agence américaine de renseignement, une fuite massive vivement dénoncée par les autorités.

Joshua Schulte, 33 ans, “a été condamné pour l’un des actes d’espionnage les plus éhontés et les plus dommageables de l’histoire américaine”, a commenté le procureur fédéral de New York Damian Williams dans un communiqué.  

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En 2016, alors qu’il travaillait pour une unité d’élite spécialisée dans le cyberespionnage, il avait commencé à rassembler la collection “Vault 7”, des outils de piratage, des logiciels malveillants, des virus, des chevaux de Troie.

WikiLeaks avait commencé à publier les 8 761 documents en mars 2017, embarrassant grandement l’agence et fournissant aux pirates professionnels et amateurs du monde entier les mêmes outils que les espions américains.

Vengeance

“La source souhaite lancer un débat public sur la sécurité, la création, l’utilisation, la prolifération et le contrôle démocratique des cyberarmes”, avait à l’époque déclaré WikiLeaks. Mais pour les procureurs, Joshua Schulte a voulu se venger de la CIA dont il reprochait à la direction de ne pas avoir pris son parti dans des conflits avec des collègues.

Après “avoir développé du ressentiment envers la CIA, il a commencé à mettre de côté secrètement ces outils et les a transmis à WikiLeaks”, a déclaré Damian Williams. “Il savait que les dommages collatéraux de sa vengeance posaient une menace considérable pour la sécurité du pays”, a-t-il ajouté.

Rapidement soupçonné, le jeune homme avait été secrètement inculpé en 2017 après la découverte d’une importante collection de vidéos pédopornographiques dans ses ordinateurs. Les charges avaient ensuite été requalifiées en vol et transmission d’informations classifiées en vertu d’une loi contre l’espionnage.

En 2020, un jury l’avait condamné pour parjure mais n’avait pas réussi à se mettre d’accord sur les autres chefs d’accusation et le procès avait été déclaré nul et non avenu.

À l’issue de son second procès et de quatre jours de délibérations, le jury l’a reconnu coupable mercredi des huit chefs d’accusations pesant contre lui pour espionnage et d’un pour avoir menti au FBI. Sa peine sera fixée ultérieurement.

Avec AFP

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