Connect with us

Hi, what are you looking for?

UE

Russie : deux membres des Pussy Riot et un auteur satirique classés “agents de l'étranger”

Deux membres du groupe contestataire Pussy Riot et un auteur satirique ont été ajoutés, jeudi, par la Russie à la liste des “agents de l’étranger”. Une façon pour le Kremlin de poursuivre la répression des voix critiques.

Publicité

Poursuivant la répression des voix critiques, la Russie a ajouté, jeudi 30 décembre, à sa liste des “agents de l’étranger” deux membres du groupe contestataire Pussy Riot et un auteur satirique de premier plan.

Nadejda Tolokonnikova, l’une des figures de proue des Pussy Riot, et Veronika Nikoulchina, une autre membre, ont été intégrées à cette liste qui compte désormais 111 noms, a annoncé le ministère de la Justice.

Advertisement

L’écrivain Viktor Chenderovitch, connu pour ses critiques au vitriol du pouvoir, a lui aussi reçu cette désignation qui oblige notamment les personnes et organisations visées à afficher ce statut dans chacune de leurs publications.

>> À lire : Russie : la Cour suprême dissout l’ONG Mémorial, pilier de la défense des libertés

“Ces individus ont systématiquement fourni des documents à un cercle indéterminé de personnes, tout en recevant des financements de l’étranger”, a affirmé le ministère de la Justice.

Cinq autres personnes ont été ajoutées à la liste des “agents de l’étranger” jeudi, dont la journaliste Taïssiya Bekboulatova et le collectionneur d’art Marat Gelman.

Nadejda Tolokonnikova fait partie des trois membres des Pussy Riot condamnées à de la prison en 2012 après avoir chanté une “prière punk” contre le président Vladimir Poutine dans la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, une scène qui a rendu le groupe mondialement célèbre.

Un rappel de l'”ennemi du peuple” à l’époque soviétique

Nadejda Tolokonnikova a réagi à sa désignation comme “agent de l’étranger” en postant sur les réseaux sociaux une photo d’elle faisant un doigt d’honneur, avec un communiqué dans lequel elle déclare qu’elle ne se soumettrait pas à l’obligation légale d’indiquer ce statut dans ses publications. “La Russie sera libre !”, a-t-elle lancé.

Introduite en 2012, la loi sur les “agents de l’étranger”, un qualificatif qui rappelle celui d'”ennemi du peuple” à l’époque soviétique, a d’abord été appliquée à des ONG, avant d’être élargie à des médias et des individus.

Les organisations de défense de la liberté d’expression accusent le gouvernement russe d’utiliser cet instrument pour réduire les voix critiques au silence.

L’année 2021 a été marquée par une répression tous azimuts en Russie, avec notamment l’incarcération de l’opposant Alexeï Navalny et l’interdiction de son mouvement, mais aussi la dissolution de l’emblématique ONG Mémorial cette semaine.

Avec AFP 

Advertisement

Trending

Derniers Tweets

You May Also Like

En Vedette

Les coupes sombres de l’administration Trump dans l’aide étrangère exigent que les nations des Caraïbes redoublent de dynamisme économique alors que l’ordre régional se...

En Vedette

Dans une tournure d’événements qui a stupéfié le monde ce mois-ci, le régime Assad, en place depuis des décennies, a été délogé du pouvoir...

En Vedette

Le Forum mondial du tourisme 2025, qui a rassemblé des personnalités du secteur du tourisme, des experts internationaux et des représentants d’entreprises de plus...

En Vedette

Alors que l’Europe prépare des mécanismes juridiques pour demander des comptes aux hauts dirigeants russes, Moscou intensifie la répression intérieure en interdisant toute structure...