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Vol détourné : Washington prépare, avec l'UE, des sanctions contre la Biélorussie

Les États-Unis disent élaborer avec l’Union européenne “une liste de sanctions ciblées à l’encontre de membres clés du régime de Loukachenko”, après l’atterrissage forcé d’un avion de ligne européen à Minsk et l’arrestation d’un opposant au président biélorusse qui se trouvait à bord de l’appareil.

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Le gouvernement américain a annoncé vendredi 29 mai préparer, avec l’Union européenne, des mesures punitives contre la Biélorussie et le président Alexandre Loukachenko, soutenu par Vladimir Poutine, en plein scandale international causé par le détournement, le 23 mai, d’un avion de ligne européen pour arrêter un journaliste d’opposition biélorusse.

La porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, a annoncé l’élaboration d’une “liste de sanctions ciblées à l’encontre de membres clés du régime de Loukachenko”. Neuf entreprises publiques de Biélorussie sont visées.

Affront aux normes internationales

Ces sanctions seront associées aux “violations actuelles des droits de l’Homme et à la corruption, la falsification des élections de 2020 et aux événements du 23 mai”, a poursuivi la porte-parole. 

Car selon Washington, ces événements sont “un affront direct aux normes internationales”, a estimé la porte-parole de l’administration Biden, annonçant dans la foulée la suspension d’un accord de 2019 entre les États-Unis et la Biélorussie, qui permettait aux transporteurs de chaque pays d’utiliser l’espace aérien de l’autre. 

À l’instar de l’Union Européenne, Washington a de nouveau appelé à “une enquête internationale crédible” sur le déroutage de l’avion de Ryanair le 23 mai dernier qui reliait Athènes à Vilnius, escorté jusqu’à Minsk par un avion de chasse biélorusse.

Présent à bord de l’avion intercepté au motif fallacieux d’une alerte à la bombe, le blogueur et opposant Roman Protassevitch a été arrêté lors de cette escale forcée, ainsi que sa compagne.

>> À lire : Arrestation de Roman Protassevitch : la Biélorussie déclare la guerre à l’opposition en exil

Neuf entreprises publiques visées 

L’année dernière, les États-Unis avaient déjà imposé des sanctions à huit responsables biélorusses après des soupçons de fraudes électorales pendant la présidentielle d’août 2020, où Alexandre Loukachenko avait était réélu avec 80,08 % des suffrages.

Washington prévoit aussi des “sanctions de blocage complet” à l’encontre de neuf entreprises publiques biélorusses, à compter du 3 juin, interdisant aux Américains de traiter avec ces entreprises.

Le mois dernier, les États-Unis ont révoqué une autorisation pour certaines transactions avec les neuf entreprises publiques, sanctionnées pour violations et abus en matière de droits de l’Homme.

Avec Reuters et AFP


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