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Journée de l'Europe : un futur européen à réinventer

L’Union européenne célèbre depuis 1950 la date du 9 mai, la déclaration Schuman et la Journée de l’Europe. L’année 2021, placée sous le signe de la pandémie de Covid-19, n’échappe pas à la règle. En partenariat avec les représentations en France de la Commission et du Parlement européen, nous vous proposons une émission spéciale lors de laquelle dialoguent trois invités issus des trois Institutions européennes : la Commissaire européenne, Mariya Gabriel, le Secrétaire d’État aux Affaires européennes, Clément Beaune, et le député européen, Raphaël Glucksmann. 

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En collaboration avec les CIED (Centres d’information Europe direct) et les Maisons de l’Europe en France, nous avons demandé aux citoyens européens de poser leurs questions à nos trois invités de marque sur nos réseaux sociaux. Ils se prêtent au jeu et leur répondent.

Dans cette deuxième partie, nos invités évoquent les enjeux sociétaux et la place de la jeunesseRaphaël Glucksmann explique que “Face à des périls immenses, l’UE est la bonne échelle pour des menaces comme le réchauffement climatique afin d’avoir un impact sur les règles globales”. Et il ajoute : “Je souhaite qu’on fasse du Green deal européen un projet phare pour le monde.”

Interpellée par les questions de jeunes inquiets pour leur avenir, Mariya Gabriel reconnaît leurs difficultés et leur courage. “Merci à ces jeunes qui sont restes mobilisés, créatifs et qui ont exprimé leur solidarité.” Elle rappelle aussi que la  Commission européenne a doublé le programme Erasmus avec plus de 28 milliards d’euros.  

À propos de la  relance économique, Clément Beaune souligne que la Banque centrale européenne a eu un rôle prépondérant : “Dès mars 2020, elle a injecté beaucoup d’argent et cela a soutenu les entreprises, cela continuera le temps de la crise. Les dettes se remboursent, il faut être sérieux dans la gestion de cet argent. C’est un modèle européen de solidarité plus actif que partout dans le monde.”

Raphaël Glucksmann ne partage pas cette analyse : “Les plans de relance sont trop faibles comparés par exemple aux USA, j’espère que cela n’annonce pas un tour de vis pour après. On clôt le cycle de l’ orthodoxie budgétaire et du libre échange généralisé érigé en dogme”. Il rappelle la politique menée suite à la crise financière d’il y a dix ans, qui a conduit les Grecs à vendre le port du Pirée et les Portugais à vendre leurs banques : “Il ne faut pas reproduire les mêmes erreurs, il faut des plans de relance plus ambitieux”.

En réponse à une question sur l’innovation, Mariya Gabriel reconnaît que “l’Europe a besoin de transformer son leadership en science en leadership en innovation”. Elle rappelle que l’Europe investit 20 % dans la recherche et le développement au niveau mondial, mais elle doit, selon elle, créer de nouveaux instruments pour non seulement créer un produit mais aussi pouvoir le développer sur le marché. Elle admet que “l’Europe a un retard sur la deuxième et même la troisième vague de l’innovation”, mais elle affirme que “pour la quatrième vague, la “deep tech”, nous allons dans la bonne direction.”

Émission préparée par Mathilde Bénézet, Isabelle Romero, Perrine Desplats et Céline Schmitt.

En partenariat avec les représentations du Parlement européen et de la Commission européenne en France.

Le contenu de la présente publication reflète uniquement la position de l’auteur et relève de sa seule responsabilité. Le Parlement européen et la Commission européenne n’assument aucune responsabilité quant à l’usage qui pourrait être fait des informations qu’elle contient.


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