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En Russie, les soutiens d'Alexeï Navalny dans la rue

La police russe a interpellé mercredi quelque 300 personnes lors de manifestations de soutien à l’opposant Alexeï Navalny, en grève de la faim depuis trois semaines, a déclaré l’ONG russe OVD-Info, spécialisée dans le suivi des rassemblements d’opposants. 

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Dans l’espoir de parasiter le grand discours annuel du président russe Vladimir Poutine, les partisans de l’opposant emprisonné Alexeï Navalny ont manifesté, mercredi 21 avril, dans une centaine de villes.

La police russe a interpellé quelque 300 personnes lors de ces rassemblements a déclaré l’ONG russe OVD-Info, spécialisée dans le suivi des rassemblements d’opposants. Lioubov Sobol, l’une des figures de la chaîne YouTube d’Alexeï Navalny, et Kira Iarmych, la porte-parole de l’opposant russe, ont toutes deux été placées en détention à Moscou quelques heures avant un rassemblement qui devait converger sur une place près du Kremlin. 


L’accès a la place a été bloqué par des barrières métalliques, la même chose a été observée sur la place Rouge et des dizaines de fourgons de police ont été déployés sur les lieux. 

dCharles Michel, le président du Conseil européen, a déclaré que ces arrestations étaient “déplorables”.

Dans l’est du pays, à Vladivostok, entre 200 et 300 personnes sont venues soutenir Alexeï Navalny, certains brandissant des banderoles où l’on pouvait lire “Liberté pour les prisonniers politiques” ou “Non à la guerre, les répressions et la torture!”.

Une mobilisation moins importante

La mobilisation semblait en province moins importante que lors de précédentes manifestations en janvier et février, lorsque des dizaines de milliers de Russes étaient descendus dans la rue, entraînant au moins 11 000 arrestations.

Les partisans du principal détracteur du Kremlin, qui est emprisonné depuis février dans une colonie pénitentiaire à l’est de Moscou, craignent pour sa santé et exigent qu’il reçoive un traitement médical approprié. Les autorités russes répondent que Navalny est traité comme tous les autres prisonniers. Elles avaient averti que ces manifestations seraient illégales.

Dès la semaine prochaine, la justice doit examiner une demande du Parquet visant à classer comme “extrémistes” les organisations liées à l’opposant, ce qui exposerait tous ses militants à de lourdes peines de prison.

Avec Reuters et AFP


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