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En Allemagne, un ex-gardien de camp de concentration nazi ne sera finalement pas jugé

L’ancien gardien d’un camp de concentration, Friedrich Karl Berger, qui a été extradé des États-Unis, va échapper à un procès en Allemagne, faute de “preuves évidentes”, a annoncé mercredi la justice allemande. L’homme âgé de 95 ans est soupçonné de “complicité de meurtres”.

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L’Allemand Friedrich Karl Berger, un ancien gardien de camp de concentration nazi soupçonné de “complicité de meurtres”, va finalement échapper à un procès en Allemagne, faute de “preuves évidentes”, a annoncé, mercredi 31 mars, la justice allemande.

L’homme âgé de 95 ans vivait depuis 1959 dans le Tennessee sans que personne ne connaisse son passé pendant de nombreuses années, avant d’être extradé mi-février des États-Unis vers l’Allemagne.

“Après avoir épuisé tous les moyens de preuve, le parquet général de Celle a donc de nouveau classé sans suite la procédure préliminaire en raison de l’absence de soupçons suffisants”, a expliqué dans un communiqué Bernd Kolkmeier, porte-parole du ministère public de cette juridiction située en Basse-Saxe.

Friedrich Karl Berger était soupçonné par la justice américaine de s’être rendu complice de la mort de prisonniers alors qu’il était gardien entre janvier et avril 1945 dans le complexe concentrationnaire de Neuengamme, au sud-est de Hambourg (nord), et dans un de ses camps extérieurs près de Meppen, en particulier lors d’une opération d’évacuation en mars 1945.

Travaillant sur ce dossier depuis plusieurs années, le parquet général de Celle avait déjà mis fin à la procédure préliminaire à son encontre à la fin du mois de novembre 2020, faute de preuves évidentes.

Il avait cependant rouvert le dossier lors de son retour en Allemagne le 21 février mais Friedrich Karl Berger a refusé de livrer un témoignage dans lequel il avouerait sa culpabilité, ne permettant pas d’éclaircir l’affaire.

Interrogatoires aux États-Unis

Après des années paisibles dans un relatif anonymat, Friedrich Karl Berger avait ensuite été confronté à son passé lorsque des documents de l’époque nazie portant son nom et retrouvés en 1950 dans un bateau coulé en mer Baltique avaient été utilisés par des enquêteurs pour le retrouver.

Des années plus tard, il avait subi des interrogatoires aux États-Unis lors desquels il avait reconnu avoir été un temps gardien au sein de ce camp, déclarant cependant ne pas avoir eu connaissance de mauvais traitements infligés aux prisonniers ou de décès parmi les détenus. Friedrich Karl Berger estimait avoir seulement obéi aux ordres.

Ces dernières années, l’Allemagne a condamné plusieurs anciens SS et élargi aux gardiens de camp le chef d’accusation de complicité de meurtre, illustrant la sévérité accrue, quoique jugée très tardive par les victimes, de sa justice.

Une poignée de dossiers sont toujours en cours d’étude.

Avec AFP


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