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La justice britannique rejette la libération sous caution de Julian Assange

Deux jours après avoir refusé d’extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis, la justice britannique a décidé, mercredi, de le maintenir en détention.

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La justice britannique a décidé, mercredi 6 décembre, de maintenir en détention le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, en attendant que soit examiné l’appel formé par les États-Unis contre le refus de son extradition. La juge Vanessa Baraitser a estimé qu’il existe “des motifs sérieux de croire que si M. Assange était libéré aujourd’hui, il ne se rendrait pas au tribunal pour faire face à la procédure de recours”.

La justice britannique avait tranché lundi, rejetant la demande d’extradition du fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis, qui veulent le juger pour espionnage après la publication de centaines de milliers de documents confidentiels. La juge avait expliqué avoir refusé son extradition disant redouter que Julian Assange ne se suicide.

Un risque de 175 ans de prison aux États-Unis

Pour rappel, l’Australien risque aux États-Unis 175 ans de prison pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. Les États-Unis reprochent au fondateur de WikiLeaks d’avoir mis en danger des sources des services américains, accusation qu’il conteste. Le ministère de la Justice américain s’était dit, lundi, “extrêmement déçu” par le refus du Royaume-Unie d’extrader Julian Assange vers les États-Unis.

> À lire aussi : Héros traqué ou espion dangereux, Julian Assange face à la justice britannique

Le Mexique a, quant à lui, offert l’asile politique au fondateur de WikiLeaks. “Je vais demander au ministre des Affaires étrangères de prendre les dispositions nécessaires afin de solliciter auprès du gouvernement britannique la libération de M. Assange et pour que le Mexique lui offre l’asile politique”, a déclaré le président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, en conférence de presse. 

Avec AFP


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