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Biélorussie : nouvelle manifestation contre Alexandre Loukachenko, visé par un ultimatum de l'opposition

Une nouvelle manifestation contre le pouvoir a eu lieu, dimanche 25 octobre, à Minsk, la capitale de la Biélorussie. L’opposition, emmenée par la leader Svetlana Tikhanovskaïa, a lancé ce mois-ci un ultimatum, en demandant la démission du président Alexandre Loukachenko avant lundi. S’il refuse, l’opposition promet d’appeler à la grève générale. 

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Le mouvement de contestation se poursuit en Biélorussie. À Minsk, la capitale biélorusse, une nouvelle manifestation se déroulait contre le président Alexandre Loukachenko, dimanche 25 octobre. Il s’agit du dernier jour d’un ultimatum fixé par l’opposition pour qu’Alexandre Loukachenko se retire, sans quoi elle appellera à la grève générale.  

Un ultimatum à l’initiative de Svetlana Tikhanovskaïa

L’opposition biélorusse exige le départ d’Alexandre Loukachenko, 66 ans, au pouvoir depuis 1994, depuis l’élection présidentielle jugée frauduleuse du 9 août 2020. Le mouvement de contestation subit depuis une pression constante des autorités, qui a abouti à la détention ou à l’exil à l’étranger de toutes ses principales figures. 

La figure de proue de l’opposition biélorusse, Svetlana Tikhanovskaïa, 38 ans, a lancé ce mois-ci un ultimatum à Alexandre Loukachenko, lui donnant jusqu’à ce dimanche pour se retirer, sans quoi elle appellera à une manifestation monstre et une grève générale.

Dans son ultimatum fixé au 25 octobre, Svetlana Tikhanovskaïa, qui a dû fuir le pays après les élections d’août, a aussi réclamé la fin des pressions policières et la libération de tous les “prisonniers politiques”.

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L’opposition a affirmé que le scrutin avait été faussé par la fraude et Svetlana Tikhanovskaïa a revendiqué la victoire de l’élection. Depuis la Lituanie où elle s’est réfugiée, et forte du soutien de plusieurs leaders occidentaux, elle appelle a de nouvelles élections.

Lors d’une visite à Copenhague vendredi, où elle a rencontré le ministre des Affaires étrangères danois, Jeppe Kofod, elle a appelé à un nouveau scrutin “le plus tôt possible”. Dans un communiqué, elle a ensuite indiqué qu’une date devait être fixée d’ici à la fin de l’année.

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“Je sais que beaucoup de gens ont peur de perdre leur emploi”, a-t-elle déclaré à l’AFP au sujet de l’appel à la grève. “Nous n’organisons pas les grèves, ce sont les gens qui décident eux-mêmes s’ils sont prêts ou pas”. Lors de précédentes grèves, notamment dans les entreprises publiques, les grévistes ont subi d’importantes pressions.

La chaîne Telegram NEXTA Live, qui coordonne en partie la protestation, a lancé un appel à ses 2 millions d’abonnés à se rassembler  dans le centre de Minsk pour “le dernier jour de l’ultimatum du peuple”. NEXTA, basée en Pologne, a été placée cette semaine par la justice biélorusse sur la liste des ressources “extrémistes”.

Après avoir mené une brutale répression dans les jours qui ont suivi l’élection, les autorités ont menacé ce mois-ci de tirer à balles réelles pour disperser les manifestants “si nécessaire”. Mais des dizaines de milliers de manifestants ont continué de se réunir malgré tout dans l’ensemble du pays, et la traditionnelle marche de femmes contre le pouvoir en a rassemblé plusieurs centaines dans Minsk samedi, l’ONG Vesna rapportant plusieurs arrestations. 

L’opposition affaiblie mais soutenue par l’Union européenne

Toutes les figures de l’opposition biélorusse sont aujourd’hui détenues ou en exil à l’étranger. Depuis le début de la contestation, la répression a fait au moins trois morts et des dizaines de blessés.

Le Parlement européen a décerné cette semaine le prix Sakharov des droits de l’homme à “l’opposition démocratique” en Biélorussie

Le président Alexandre Loukachenko n’a lui montré aucune intention de se plier aux revendications de ses détracteurs, au contraire.

S’il jouit du soutien de Moscou, il est sous le coup d’une menace de sanctions de l’UE, qui a rejeté les résultats de l’élection du 9 août et a déjà sanctionné 40 responsables du régime, dont le ministre de l’Intérieur et son adjoint.

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Samedi, le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a appelé Alexandre Loukachenko à remettre en liberté un conseiller politique américain, arrêté en Biélorussie avant l’élection et inculpé par les autorités biélorusses d’organisation d’actions violant l’ordre public.

Avec AFP


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