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Arancha Gonzalez Laya : “Aujourd’hui, on gère le Covid-19 de façon plus chirurgicale”

La seconde vague de coronavirus, un nouveau pacte migratoire, des sanctions européennes contre les pays tiers mais aussi les relations entre l’Espagne et le Royaume-Uni : voici autant de questions sur lesquelles la ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya, s’exprime.

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“Pas les seuls dans la seconde vague” de Covid-19

Le coronavirus reprend de l’ampleur dans plusieurs pays européens, et notamment en Espagne. “Nous ne sommes pas les seuls dans la seconde vague”, précise la ministre espagnole des Affaires étrangères. Et elle poursuit : “Nous sommes peut-être déjà en tête du peloton, mais la différence c’est qu’on est mieux préparés. Cela ne se traduit pas par une crise hospitalière et les taux de mortalité restent limités.”

La question migratoire, “une affaire européenne”

L’Espagne est, par ailleurs, confrontée à un afflux de migrants algériens sur son territoire. “Ce n’est pas seulement une affaire entre Espagnols et Algériens mais une affaire européenne”, estime Arancha Gonzalez Laya.

Cette situation intervient dans un contexte particulier, alors que la Commission européenne a présenté cette semaine un nouveau pacte migratoire très débattu. “C’est un point de départ, on n’est pas pleinement satisfait”, déclare la cheffe de la diplomatie espagnole. “Nous sommes un gouvernement progressiste qui veut respecter ses obligations internationales.”

Point sur les sanctions extérieures de l’Union européenne

Avant le sommet des 1er et 2 octobre, Arancha Gonzalez Laya se prononce sur les sanctions extérieures : “L’Espagne veut un dialogue entre Grèce et Turquie, et non des actes unilatéraux pour délimiter les eaux territoriales. Il faut une solution négociée. Sur la Biélorusse, il y a consensus des Européens contre le régime de Loukachenko, avec des sanctions ciblées. Un État membre (Chypre) fait un lien entre le moment d’imposer les sanctions à la Biélorussie et celles contre le Turquie : mais c’est une question de date sur la Biélorussie et non de principe.”

La ministre s’inquiète aussi du sort de Gibraltar, au sud de l’Europe, alors que les négociations commerciales du Brexit piétinent “du fait des britanniques”.

Une émission préparée par Isabelle Romero.


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