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Bélarus : arrestation de 32 “combattants” russes venus “déstabiliser” le pays avant la présidentielle

Le Bélarus a annoncé mercredi l’arrestation de 32 hommes présentés comme des “combattants” russes du groupe militaire privé Wagner, réputé proche du Kremlin, venus “déstabiliser” le pays à l’approche de l’élection présidentielle du 9 août.

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Le Bélarus a annoncé, mercredi 29 juillet, l’arrestation de 32 “combattants” russes du groupe militaire privé Wagner, réputé proche du Kremlin, venus “déstabiliser” le pays à l’approche de l’élection présidentielle du 9 août.  

La première chaîne bélarusse, média d’État, et l’agence officielle Belta ont annoncé ces arrestations qui ont été ordonnées après que les autorités ont appris “l’arrivée sur le territoire de 200 combattants devant déstabiliser la situation en période de campagne électorale”.   

“Cette nuit, les forces de l’ordre bélarusses ont arrêté 32 combattants du groupe militaire privé Wagner. En outre, un autre homme a été retrouvé et arrêté dans le sud du pays”, indique l’agence Belta, qui a publié la liste et l’état-civil des personnes arrêtées, tous des hommes âgés de 24 à 55 ans. 

La télévision bélarusse a diffusé des images issues de caméras de vidéo-surveillance de leur arrivée groupée dans un hôtel proche de la capitale, Minsk, puis de leur arrestation. Y sont notamment montrées des liasses de billets de dollars, des passeports russes, ainsi que des manuels d’instruction de matériel militaire. 

Le Bélarus organise le 9 août une élection présidentielle, dont la campagne a été marquée par une violente répression et plusieurs arrestations visant des candidats à l’élection ou des manifestants d’opposition.  

L’autoritaire président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, et candidat à un sixième mandat consécutif, a accusé Moscou de soutenir ses détracteurs, ce que le Kremlin dément. 

Les relations entre la Russie et le Bélarus sont traditionnellement cordiales, mais marquées par des moments réguliers de tensions liées à des disputes énergétiques. 

Ces derniers mois, Alexandre Loukachenko a cependant multiplié les déclarations dénonçant les pressions russes, accusant notamment Moscou de vouloir transformer son pays en vassal et de chercher à manipuler la présidentielle. 

Avec AFP


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