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L'Ocean Viking demande, pour la quatrième fois, un port sûr pour les 572 rescapés à bord

Le navire humanitaire de SOS Méditerranée a demandé mercredi, pour la quatrième fois, un port sûr pour débarquer les 572 personnes secourues la semaine dernière en mer Méditerranée. L’ONG alerte sur la tension qui règne à bord et “les cas de déshydratation et d’épuisement total” parmi les naufragés.

“Nous en sommes à notre quatrième demande formulée auprès des autorités maritimes compétentes”. L’ONG SOS Méditerranée appelle une nouvelle fois à l’aide. Avec 572 personnes secourues entre jeudi 1er et dimanche 4 juillet, l’Ocean Viking “a besoin d’un lieu sûr de débarquement, le plus rapidement possible”, insiste Claire, chargée de communication à bord du navire humanitaire, dans une vidéo publiée sur Twitter mercredi 7 juillet.

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“Il y a des femmes, des hommes, des enfants, un bébé de quatre mois (…) Nous avons des cas d’épuisement total, de déshydratation et de mal de mer”, affirme-t-elle. “La chaleur à bord – alors que beaucoup sont allongés sur le pont sous le soleil – s’ajoute aux souffrances dues à leur terrible traversée en Méditerranée et aux abus subis en Libye”, signale SOS Méditerranée.

Par ailleurs, l’ONG assure que d’ici vendredi, ils vont manquer de rations alimentaires et de médicaments pour les passagers.

Autant de facteurs qui provoquent des tensions à bord. Mercredi, un rescapé a sauté à l’eau, las de ne pas savoir quand il pourra toucher la terre ferme. Le jeune homme a été récupéré par l’équipage et ramené à bord du navire humanitaire. “Si je savais quand nous débarquerons, je pourrais tenir. Mais je ne peux plus supporter cette incertitude”, a-t-il déclaré.

SOS Méditerranée répète inlassablement que “c’est le devoir des autorités de porter assistance à ces personnes dans les plus brefs délais”, sans pour l’heure être entendue.

L’Ocean Viking était le seul navire humanitaire présent au large des côtes libyennes. La plupart de ceux actifs en Méditerranée centrale sont bloqués par les autorités italiennes pour des raisons administratives. Le dernier en date est le Geo Barents de Médecins sans frontières (MSF), immobilisé en Sicile le 2 juillet, après avoir débarqué mi-juin plus de 400 migrants secourus au large de la Libye.


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