Euro-2021 : la France à la recherche de la bonne formule face à la Suisse – Le Globe France '


Euro-2021 : la France à la recherche de la bonne formule face à la Suisse

Après une phase de groupes traversée laborieusement par l’équipe de France, les Bleus retrouvent la saveur des matches à élimination directe lundi face à la Suisse. Contre la “Nati”, Didier Deschamps va devoir trouver la bonne formule, entre bricolage en défense en raison des blessures et besoin d’enfin faire briller son attaque.

Publicité


C’est désormais quitte ou double. Loin d’apparaître intouchables depuis le début de l’Euro, les champions du monde comptent sur son huitième de finale contre la Suisse, lundi 28 juin à Bucarest, pour trouver la bonne formule et enfin lancer sa marche vers le titre, objectif affiché des Bleus.

Sur le papier, la Suisse est un adversaire largement abordable pour la France. La Nati n’a plus gagné depuis 29 ans face à la France. Cependant, le match entre l’Italie et l’Autriche aura servi de rappel : sur un match, tout est possible, même voir les Autrichiens accrocher la Nazionale pendant 95 minutes.

“Maintenant, on le sait, soit on reste, soit on rentre”, a souligné Paul Pogba dès le coup de sifflet final de Portugal-France (2-2), mercredi.

Le milieu des Bleus n’a probablement pas oublié que ses partenaires s’étaient libérés en huitième lors du Mondial-2018 face à l’Argentine lors d’un match fou conclu sur le score de 4 à 3, après un premier tour poussif. Il se rappelle aussi qu’une fois la machine en route, celle-ci ne s’était plus arrêtée.

Une pénurie à gauche

La France a eu le droit à cinq jours de repos entre la fin de sa phase de poules et son huitième de finale. De quoi reposer les organismes mais aussi l’occasion de réfléchir aux différents casse-têtes posés par la multitude de blessures survenues dans le groupe de Didier Deschamps.

L’inquiétude majeure concerne le poste de latéral gauche. Lucas Digne souffre d’une blessure musculaire à une cuisse qui compromet sa participation à la suite de la compétition. Lucas Hernandez traîne lui une gêne à un genou et sa titularisation reste incertaine: il n’a pas participé à la mise en place tactique lors de l’ultime entraînement dimanche, se contentant d’exercices individuels, avec ballon.

Outre Ousmane Dembélé, déjà forfait, Marcus Thuram (adducteurs) sera absent lundi soir et Jules Koundé (coup à une cuisse), très certainement aussi. L’encadrement médical continue par ailleurs de suivre de près Thomas Lemar (coup à la jambe gauche).

Face à la pénurie côté gauche, il se pourrait que Didier Deschamps fasse le choix de l’audace : un schéma tactique en 3–5–2 aperçu en Albanie en novembre 2019 et en septembre 2020 mais jamais mise en œuvre lors d’une compétition majeure. Le schéma permettrait de se passer d’un latéral et placerait Clément Lenglet au cœur de la défense à trois, suppléant les indéboulonnables Kimpembe et Varane. Le schéma a été testé samedi à l’entraînement.

Au-delà de cette réflexion tactique, Didier Deschamps espère que sa ligne d’attaque, que l’Europe du foot envie aux Bleus, montre enfin tout son potentiel. L’association entre Antoine Griezmann (but contre la Hongrie) et Karim Benzema (doublé contre le Portugal) n’a en effet pas encore tenu toutes ses promesses et Kylian Mbappé, dernière lame du trident, est toujours à la recherche de son premier but dans l’Euro.

Plafond de verre helvète

En face, la Suisse compte jouer crânement sa chance. Elle a d’ailleurs quelques arguments à faire valoir. Emmenés par le gardien expérimenté Yann Sommer, le meneur de Liverpool Xherdan Shaqiri et l’attaquant de Mönchengladbach Breel Embolo, les Helvètes ont disposé d’un peu plus de repos que leurs adversaires.

Puis, ils peuvent se targuer d’une certaine régularité : la Suisse s’est qualifiée pour les huitièmes de finale des quatre derniers grands tournois. Seule la Belgique et… la France peuvent en dire autant.

Problème : elle se heurte systématiquement au plafond de verre des matches à élimination directe. Son dernier quart de finale remonte au Mondial-1954 à domicile.

“On attend qu’une fois, enfin, la Suisse se qualifie”, affirme l’ex-international Stéphane Henchoz. “Quatre fois on a échoué, une fois avec les honneurs”, ajoute-t-il auprès de l’AFP, en référence à l’élimination contre l’Argentine au Mondial-2014 à la 118e minute (1–0 a.p.).

Dans la National Arena de Bucarest, la Suisse voudra enfin pulvériser ce plafond de verre. Sinon, la France se dirigera vers un remake de la finale du Mondial-2018 face à la Croatie. À moins que les Espagnols ne coupent les ailes des Croates.


About the Author



Back to Top ↑