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Corée du Sud : le naufrage du ferry Sewol, tragédie de toute une génération

Le 16 avril 2014, le ferry Sewol chavirait près des côtes du sud-ouest de la Corée du Suden et entraînait la mort de 304 personnes sur les 476 personnes qui se trouvaient à bord. La plupart des victimes appartenaient à un groupe de 325 lycéens en voyage scolaire, les enfants ayant reçu l’ordre de rester dans leurs cabines alors que le navire était en train de couler. Un drame humain, mais aussi politique, dont les conséquences se font encore sentir dans la société sud-coréenne.

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Dans cette catastrophe, les défaillances ont été nombreuses : d’abord les consignes erronées, mais aussi l’attitude du capitaine, l’un des premiers à quitter le navire, qui a été condamné en avril 2015 à la prison à perpétuité. Les garde-côtes qui sont restés impassibles. Et l’armateur qui était au courant que son bateau était surchargé. Et malgré tout, sept ans après, les causes exactes de la catastrophe restent inconnues.

Le naufrage du Sewol a non seulement remis en cause le système sud-coréen hyper hiérarchisé, mais il a aussi fait émerger une nouvelle génération de jeunes politiquement engagés, appelée la “génération du 16 avril”. À l’aube de leur vingtaine, ils sont nombreux à être entrés en politique, avec la volonté de bouleverser une classe politique jugée apathique.

Les reporters de France 24 se sont rendus à Ansan, une ville située dans l’agglomération de Séoul, d’où étaient originaires les jeunes victimes et où la douleur est encore particulièrement vive. Rescapés, parents endeuillés, directeur de lycée, autorités politiques : tous se mobilisent à leur manière pour surmonter le traumatisme alors que, sept ans après le drame, l’enquête sur les causes de la catastrophe est toujours au point mort


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