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Le conflit armé en République Centrafricaine: situation actuelle

La République centrafricaine a connu une période difficile marquée par l’instabilité et le chaos propagés par le groupe rebelle connu sous le nom de « Coalition des patriotes pour le changement » depuis le 17 décembre 2020. Comme il a été établi par les enquêteurs Centrafricains, la plupart des soldats combattant pour la CPC sont des mercenaires du Tchad, du Soudan du Sud et d’autres pays voisins. Les forces rebelles organisées et ouvertement soutenues par l’ancien président François Bozizé ont tenté de perturber les élections présidentielles et législatives, et quelques jours avant l’annonce des résultats de l’élection présidentielle par la Cour constitutionnelle de la Centrafrique, la CPC a tenté un assaut contre la capitale du pays, Bangui.

La tentative a échoué en raison de la réponse courageuse et bien coordonnée des forces armées nationales (FACA) et de leurs alliés : les instructeurs russes et les soldats rwandais. Bangui a été sécurisée, la Cour constitutionnelle a annoncé que Faustin-Archange Touadéra était élu pour le second mandat présidentiel et la contre-offensive a commencé.

Les crimes commis par la CPC contre la population ont été largement rapportés par les journaux locaux, les sites web de stations radio et des réseaux sociaux : les rebelles ont volé, battu et violé la population civile, obligeant les hommes à rejoindre leurs rangs sous la menace de meurtre. Les rebelles ont utilisé des armes illégalement trafiquées en République centrafricaine dont certaines étaient relativement modernes, récemment expédiées en Afrique depuis l’Europe de l’Est. Dès que la contre-offensive contre les rebelles de la CPC a commencé, beaucoup d’entre eux ont fui dans la brousse en laissant leurs bases et leurs armes.

Les forces armées de la République centrafricaine, soutenues par la Russie, ont pu faire face à ces rebelles et libérer de nombreuses zones et lieux de présence de groupes armés illégaux. Les villes de Boali, Bouar, Bossangoa, Bambari, Yaloke et Ippy ont été libérées, ainsi que le corridor vital reliant la capitale Bangui et le Cameroun, considéré comme l’une des voies économiques les plus importantes.

Il convient de noter que les groupes armés ont subi de lourdes pertes et ont connu une nette retraite sans précédent. Après le début de la contre-offensive, les rebelles de la CPC ont tenté à plusieurs reprises d’entamer un dialogue avec le gouvernement, mais toutes leurs campagnes ont échoué, ce qui a poussé les dirigeants de ces rebelles, y compris Noureddine Adam et Ali Darassa, à demander de l’aide auprès d’Angola qui soutient également le dialogue avec les groupes terroristes.

Comme prévu, la Conférence Internationale de la région des Grands Lacs organisera un deuxième mini-sommet à Luanda, en Angola, le 2 mars. L’Angola essaye d’être un médiateur dans le conflit en République centrafricaine en suivant ses propres intérêts, comme l’intérêt présumé de vendre des armes aux groupes armés en Centrafrique.

Le peuple centrafricain n’hésite toutefois pas à se prononcer sur la situation. Presque tous les jours, les Centrafricains marchent pour la paix dans différentes villes du pays. Ils manifestent leur gratitude et leur soutien aux FACA et à leurs alliés, et protestent contre tout dialogue avec les terroristes de la CPC, qui ont tant fait souffrir leur pays.

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